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LA POLAK . . . Trahison… Mauvaise route

entendre            

                     L’épouse de mon Père travaillait à l’hôpital, plus précisément en cuisine, appliquée au nettoyage, où elle excellait. Il n’y a pas de sot métier, le sien lui prodiguait une jouissance extrême, surtout celle de côtoyer les médecins et des infirmières. Ces professions qu’elle avait dans l’âme, lui donnaient l’instinct de connaître tout de tout, surtout en ce qui concerne les maladies, les opérations, les médicaments. Le caducée lui était acquis.  Deux fois opérée du cœur, elle métrisait son besoin médicamenteux et en réglait la posologie. La doctoresse en herbe dressait même la liste mensuelle de ses besoins et ceux de mon Père au docteur de famille. Le pharmacien, lui, s’en réjouissait, et contentait sa « grosse » cliente en lui offrant une petite savonnette à la lavande à chaque ordonnance. 

                       Mouton, (ou autres canins équivalents), surnoms qui lui étaient donnés, vu ses cheveux déboisés courts, bouclés, qui, eux, au moins, possédaient une mémoire « de bigoudis »), métrisait parfaitement les différents médicaments quotidiens dont ils avaient respectivement besoin. Méticuleusement, l’infirmière en herbe déposait les pilules dans leurs semainiers respectifs. 

                      Est-ce par démesure de vouloir voir mon Père mieux guérir que le Doudou se retrouva aux urgences ? Le coquetel médicamenteux aurait laissé planer des bruits de couloir quand à une surmédication. A ce jour, la question se pose encore, mon Pater n’a certes pas fait un excès de moquette, il ne fume plus depuis bien des décennies. 

                       La Pénélope ne démaillait pas son ouvrage, bien au contraire, elle redoublait ses efforts afin d’en finir au plus vite.  Belle-maman  nous annonçait que les médecins n’en donnaient plus pour longtemps à Papa. Un coup dur s’abattait sur toute la Famille. Mes visites à l’hôpital devaient être synchronisées afin d’éviter le croisement avec  les passages probables des mes ex-copines. L’une était devenue soudainement sa meilleur amie (de couture) remarquablement sélectionnée, dont les calculs vous seront « contés » plus bas. 

                      Puis virement de situation, un miracle toucha mon Papa,  l’hôpital comptait le libérer  en fin de semaine. Tout allait mieux, peut-être moins pour la presque veuve qui ne l’était plus. Le retour à la maison de son Mari devenait un problème, d’après les spéculations de l’éplorée,  une  maison de retraite spécialisée devenait envisageable, même plus que nécessaire. Les enfants firent bloc. L’éplorée du revoir ses prévisions, les services d’aide et d’accompagnement à domicile et des équipements adaptés sont venus au secours de Papa. Les visites que nous rendions à nouveau sous leur toit nous permettaient de temps en temps de se croiser entre Frères et sœurs, en présence de Père qui s’en réjouissait. La maîtresse de maison s’y mettait de plus en plus à l’écart, nous faisant largement ressentir son irritation quand à notre présence. Le premier tableau qu’elle s’était brossé est tombé à l’eau. La liberté qu’elle escomptait n’était qu’un doux rêve très passager. Mais rien n’est perdu, l’ingénue, aux dents acérées, commençait à esquisser les traits de son deuxième artifice. Et là, la puissance de sa malignité innée a su tirer profit de ma crédulité. Quand ma totale confiance est accordée, mon talon d’Achille devient la trahison. Elle a mis en contradiction ma foi et son offense.  

                       Les repas sournoisement orchestrés par la Machiavélique épouse de Papa nous sont revenus aux oreilles. Calcul était fait afin d’intégrer à notre fratries sa nouvelle et soudaine amie de couture, ès Couturière par héritage génétique d’une petite main maternel. La barrière que la mégère dressait entre nous devenait de plus en plus haute. Telle une voiture neuve, toutes options mises en avant, sa nouvelle acquisition qu’elle exposait, paonnait. La roue de sa favorite tentait ainsi porter ombrage à mon épouse. L’arriviste assujettie par la matrone  devenait un efficace répulsif. Venter les avantages de l’une pour discréditer l’autre, quelle triste bassesse. Les deux commères pavoisaient certainement de leur fourbe et débile connivence. 

                        Le jeu des Ridicules, durant ce  fade et sombre repas vénéneux, dessiné par  l’odieuse tenancière, était un tableau de maître. Mais ce qui me bouleversa le plus fut la présence permissive de Papa. Je ne savais pas que ce complot allait être, pour moi, la découverte d’une trahison. La présence imposée de lexécrable métèque, était aussi réfléchie. Le but était en plus de lui confier la besogne cordiale du suivi des comptes minutieux du foyer que Papa ne pouvait plus tenir. En plus des formalités administratives, cet honorifique devoir que Père m’avait dévolu dans un très proche avenir m’a soudainement été ravi par l’étrangère. Celle  qui fut magiquement frappée par  la confiance la plus totale, pouvait à sa guise mettre son nez dans les affaires des autres. Enfin, cela pourra tout au moins masquer les douloureuses déficiences de la maitresse de maison au terrain aride. (Avec Moche-maman, le désert de Gobi n’est plus qu’une rigolade !) 

                       Mon cœur s’est brisé en mille morceaux, ce dernier jour de visite, chez Papa et sa dulcinée. Après leur avoir confié mon désarroi concernant leur incompréhensible façon d’agir et mon ressentiment à cet égard, j’annonçai ma ferme volonté de ne plus remettre les pieds chez eux, les Thénardier et faiseurs d’histoires, considérant que mon Père était conscient de ce qui se passait à l’encontre de son Fils. 

                       Plus tard, aux croisements de Neveux et de Nièces, les échos malveillants et fallacieux, venant de Cruella, , se firent entendre : j’étais devenu, en toute complicité avec ma Sœur Princesse, l’instigateur de mettre mon Papa en maison de retraite. « Ils voulaient enfermer Mon Doudou »,  clamait-elle à qui voulait l’entendre. Son mensonge éhonté, dont elle se gargarise encore aujourd’hui me donne des nausées.                      

                         Je vous vomis, Madame, et sachez que contrairement à votre bassesse de me traiter de noms, je reste courtois. Mais sachez que si Dieu me laisse vivre plus longtemps que vous, , J’IRAI CRACHER SUR VOTRE TOMBE en épargnant mon Père.   

                                  … vous connaissez les profonds sentiments que j’ai pour mon Père, ils sont là, encore et toujours là, très bien fixés. Combien même certaines zones d’ombres tenteraient de voiler mon bonheur de fils aimant, rien ne pourrait remettre en cause l’amour que j’ai pour ce grand homme que j’idolâtre. Si c’était à recommencer, le chemin qu’il a parcouru est incontestablement le chemin qu’il reprendrait. Mais des routes qu’il a croisées, il en est une que je ne connais plus.     

Giovanni Wante-Glioni 

2 Réponses à “LA POLAK . . . Trahison… Mauvaise route”

  1. Barbieri jean-marc dit :

    Ton livre « valeurs de ta vie…… »

  2. 1sivalavie dit :

    Merci Jean-Marc. A bientôt!

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