Un cadeau bonux
Une anecdote récente ?
Voyons…,
… récente de quelques années…,
… il y a environ 50ans,
Tout bébé, je me déshydratais. Trop chétif, d’un teint gris, le chérubin pleurnichard que j’étais, éveillait l’inquiétude de mes Parents, malgré leur expérience de déjà trois marmots au compteur. A force de braillements rapprochés, le médecin de campagne, et de famille, arriva d’urgence à domicile. La deux-chevaux flambant neuve du guérisseur fit entendre sa colère par un virage négocié au bout de la rue sans issue, la rue de Bretagne. Une ultime ruade devant le numéro 3 de notre maison fit stopper net l’engin de tôle ondulée, marquant son territoire par ses empruntes noires sur le macadam. Le dernier coup d’accélérateur rageur du conducteur déclencha une pétarade à se coucher par terre. La dodoche expira son dernier souffle en vomissant une épaisse fumée noire. L’oreille experte de mon mécanicien de Père, décela les symptômes d’un auto-allumage malsain. Pas besoin de pimpons ! A l’affût du moindre commérage, nos bons voisins entrebâillèrent, avec retenue, leurs rideaux. Maman, qui aimait la discrétion, savait déjà que leur curiosité allait lui causer son devoir de bon voisinage : rendre compte ! Le diagnostique fut clair : « Votre enfant ne s’en sortira qu’en plein air. Le plus près : la montagne, la forêt : une semaine dans les Vosges et surtout, et j’insiste, il doit boire beaucoup ! »
Les parents Wante-Glioni exécutèrent la prescription du toubib. Les préparatifs furent rapides : une tente, une lampe, un réchaud, quelques victuailles, des vêtements… et, à l’époque, les pauvres moyens de la famille m’accordaient, malgré tout, un berceau.
Mes Parents m’en accommodèrent un dans une boîte de lessive « BONUX »
dont je fus le plus gros cadeau de la marque. A chacun ses goûts, pour ma part, je remercie le ciel qu’ils n’aient pas choisi la lessive OMO. Notre campement se situait en plein milieu d’une forêt de pins, terrain de bataille des poilus, non loin de la célèbre Route des Vins. La pleine lune rendit les soirées de notre bivouaque tendues. Les bruits hostiles qui nous entouraient dans la pénombre glaçaient le sang. Les plaintes des loups, les hululements des hiboux, le sifflement des arbres, le bruit des pas de la bête
des Vosges, le chuchotement d’âmes errantes mettaient en ébullition le trouillomettre de Mère. Papa fut contraint de veiller à ce que les hallucinations de Maman ne se matérialisent pas. Ce combat dura toutes les nuits de mon séjour réparateur et marquait de plus en plus les cernes de mon héros de Père.
Après avoir bu une bonne partie de la rivière, la Fecht, cette semaine de cure, survolée de cigognes, me transforma en Robin des bois, en Tarzan des Vosges. Il n’en est pas moins vrai que quelques mois plus tard de belles couleurs roses me revenaient, et je poussais tel un champignon. Aujourd’hui, du haut de mon un mètre quatre vingt deux, et quelques kilogrammes en trop, je tiens à remercier avant tout Papa et Maman, mais surtout notre bon Docteur de famille de ne pas avoir surestimé sa posologie : une semaine de plus, la rivière aurait été tarie, je vous saluerais de mes trois mètres soixante quatre et d’une surcharge pondérale (que j’ai malgré tout). Tous ces faits m’ont été rapportés par mes Parents, et parole de Wante-Glioni, c’est parole d’évangile. Ce dont je me rappelle le plus, c’est que de boire beaucoup il me faut ! Et si un jour il vous arrivait de voir mes chaussures mal garées, c’est que de boire beaucoup j’ai trop abusé.







Salut mon copain, essayer de faire mieux que toi et peine perdue car tu écris comme un grand monsier , je ne suis pas étonné mais j’aime vraiment découvrir tes récits que je connais un peu car nous avons pas mal bourlingué tous les deux , je ne sais pas si tu t’en souviens, régale nous encore………merci toute mon amitié giovanni WG
Te souviens-tu du magasin de madame Razzi , on y trouvait de tout et je te fais confiance pour raconter tes souvenirs qui nous rendent un peu nostalgiques d’une enfance somme toute heureuse , il ne nous fallait pas grand chose pour être joyeux.salutation (Eric)jean-marc
« Te souviens-tu »,
« Te souviens-tu », Ces mots nous font vibrer les cordes du temps.
Le « Te souviens-tu » de Jean-Marc m’appelle à remonter à notre enfance,
« Te souviens-tu », la nostalgie « d’une enfance somme toute heureuse »: par ces mots, tu nous emmènes à nouveau dans notre monde, heureux, plein d’aventures et de joie.
« Te souviens-tu », ce bon temps est gravé pour l’éternité, il nous faut simplement y retourner.
« Te souviens-tu », ça y est, j’y suis, ….et toi ?
Quand ma plume parlera, c’est promis, elle te l’écrira.
Eric